MULHOUSE / ALSACE06 62 91 97 43versionxdf.photographie@gmail.com24H/ 7 Mariage - Studio- Haut Rhin - Alsace - Books- Reportage

Mulhouse: portraits glacés et reflexions photographiques

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Le temps est assez froid à présent en Alsace pour dévoiler des visions glacées de cette ville. On pourrait parler d’une esthétique hivernale, je préfère parler de réalité perceptive (je veux dire telle qu’on la décode individuellement) , car si pour certains Mulhouse en hiver se résume à un marché de Noël, des décorations et de la neige, je crois que la réalité offre tout ce qu’un regard peut lui donner. J’ai donc photographié simplement des endroits de la ville, capté ce que la lumière me permettait de capter, pour produire ces visions, qui ressemblent à une ville en hiver.

Une photo doit elle être juste belle et représentative d’une idée « normalisée » de la beauté? Ou a t-on le droit de représenter le froid, et l’effroi que peut donner une couleur irréelle?

nouveaux bassins

nouveaux bassins

 

arbre, nouveaux bassins

arbre, nouveaux bassins

 

belvédère, mulhouse

belvédère, mulhouse

 

panorama, mulhouse

panorama, mulhouse

 

Si les couleurs automnales sont communément admises comme belles et chaleureuses, le blanc de l’écume de l’eau tourmentée d’une fontaine n’est il pas aussi un aspect du beau? Il y a un diktat admis par la majorité qui écrase la pensée minoritaire – et j’emploie des termes politiques de manière volontaire-.

Les photographes cherchent souvent la perfection de leur appareillage: zéro déformation, zéro vignettage, piqué maximal et en paysage autant qu’en architecture l’on voudrait produire une image telle qu’elle « semble » représenter une réalité. Il suffit pourtant que nos connexions neuronales changent pour que les couleurs, le langage, toutes les fondations de notre monde soient modifiées et que notre monde change. Et si nos connexions neuronales changeaient régulièrement, alors la réalité serait autre chose que ce que nous croyons. L’art sous LSD serait-il encore de l’art? Ou juste des représentations aussi banales qu’un selfie d’une iphone girl ?
Nos publicités, nos cartes postales, nos amis seraient constamment différents. Et nous serions habitués à ce changement continuel. Probablement, le flux d’informations changeante serait tel que la continuité deviendrait évidente, et ainsi l’essence même des choses apparaîtrait comme le nez au milieu de la figure.

J’ai conscience que certains vont estimer que mon article n’est qu’un charabia incompréhensible, et que mes photos sont justes laides. Ce bleu, ces traits étranges, ces couleurs douteuses, ces photographies qui ne représentent pas le monde réel… autant de pensées qui sont un fait. Certains vont être d’accord avec moi et trouveront peut être les photos géniales, et ce sera un autre fait. Je ne dirai pas que c’est le dilemme de l’art, car ce serait clore le débat trop facilement. Je vais plutôt poser des questions: est ce que de l’harmonie peut naitre du laid et ainsi former du beau? est ce que l’on pourrait imaginer de pouvoir tout représenter, même le scandaleux, sans que cela revienne à bouleverser ce qu’on appelle une dignité humaine?

Je vais tenter une petite expérience: Mulhousiens, ou gens d’un autre horizon, aimez vous ces représentations de Mulhouse? Aimeriez vous vivre dans une ville qui ressemble à ces photos? Que ceux qui veulent critiquer se rassurent: je ne pratiquerai pas de censure -pour peu qu’on respecte le sujet et les gens qui s’expriment ici.

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